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Le bon filon des pelouses hybrides sur les terrains de foot

Lyon, Bordeaux, Saint-Etienne, Toulouse, le Parc des Princes… au total, cinq stades français ont opté pour une pelouse hybride pendant l’Euro.

La Libre pelouse

Un choix qui serait peut-être passé inaperçu s’il n’y avait pas eu cette polémique causée par les pelouses détériorées de Nice, Marseille et Lille (cette dernière a été changée pour la rencontre pays de Galles-Belgique d’hier soir). Le problème du mauvais état de ces trois terrains de gazon naturel serait à chercher du côté des températures durant leur transport, mais beaucoup ont pointé du doigt la fragilité d’un type de pelouse qui a subi les mauvaises conditions météo, des semaines avant l’Euro. Une aubaine pour les sociétés qui produisent de l’hybride, une technologie en vogue ces dernières années.

Pour 300 000 euros de plus

« Pour l’hybride, comptez 300 000 euros de plus que pour le naturel », prévient Bertrand Picard.

L’entrepreneur français est le CEO de Natural Grass. Celle-ci est devenue en cinq ans le leader du marché français des pelouses.

« Au début des années 2000 s’est beaucoup développée l’idée des pelouses synthétiques pour contrer les naturelles qui étaient trop fragiles et du coup, difficiles à entretenir, explique Bertrand Picard. Mais vers les années 2010, on s’est rendu compte que ce n’était pas la solution pour le haut niveau. S’est alors développée une technologie qui rassemblait les avantages du naturel et du synthétique, ce qu’on appelle l’hybride. »

Ces deux dernières années, les demandes ont afflué pour Natural Grass qui a obtenu sur cette période une croissance de 650 %. Aujourd’hui, l’entreprise française s’est même ouverte à l’international, comme le confirme le CEO.

« Nous avons actuellement équipé 22 stades dont très récemment le terrain d’entraînement du Real Madrid. Nous sommes en contact avec plusieurs clubs de Suisse, d’Italie, et même de Belgique. »

Mais comment fonctionne cette technologie appelée « Airfibr » qui attire les plus grands clubs ? Son originalité est de faire pousser du gazon naturel dans un composé de microfibres synthétiques, de granules de liège naturel et de sable fin silicieux. Ce cocktail breveté permet de renforcer le terrain tout en gardant son côté naturel.

Une entreprise belge pionnière

Il n’existe pas une seule manière de faire de l’hybride. Desso est une pionnière en la matière. Cette entreprise de 24 ans emploie 50 personnes en haute saison. Basée à Dendermonde, elle a équipé pour cet Euro le Stade de France. En tout, elle a développé son savoir-faire sur 600 terrains.

« Notre technique à nous, c’est d’injecter tous les deux centimètres des substrats synthétiques. De cette manière, nous garantissons une surface extrêmement résistante », explique Yves de Cocker, directeur de Desso GrassMaster.

Quel que soit finalement la technique utilisée, force est de constater que la pelouse joue un rôle très important dans la qualité du jeu et donc du spectacle. L’hybride est en train de faire ses preuves au football de haut niveau. Son succès est grandissant.

Thibault Balthazar

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