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Euro 2016 : c’est quoi le problème avec les pelouses ?

A l’image du stade Pierre-Mauroy à Lille dimanche pour France-Suisse, le mauvais état des pelouses sur certaines enceintes de l’Euro suscite de très vives critiques. Comment en est-on arrivé là ? Explications.

Euro 2016 pelouse

« C’est désolant », soupire Didier Deschamps, dépité.

« C’est catastrophique, surenchérit Patrice Evra. Le Stade de France, c’était mauvais. Le Vélodrome, c’était pas bon et là (au stade Pierre-Mauroy, ndlr), c’était vraiment inadmissible. Je ne sais pas qui sont les fautifs mais je parle avec des joueurs d’autres nations, ils se disent que c’est ridicule. »

Cible des critiques des joueurs de l’équipe de France, l’état des pelouses de ce championnat d’Europe est au cœur d’une vive polémique.

Sur les dix stades qui accueillent des rencontres, quatre sont particulièrement visées : le Stade de France, l’Allianz Riviera à Nice, le Stade Vélodrome à Marseille et le Stade Pierre-Mauroy à Lille. En tant qu’organisatrice de la compétition, c’est l’UEFA qui est responsable de l’état des pelouses.

« Comme elle veut tout contrôler, elle a forcément une responsabilité », confirme Jean-Marc Lecourt, président de la Société française des gazons (SFG).

Des pelouses venues de Slovaquie

L’instance européenne a-t-elle eu raison lorsqu’elle a décidé de faire changer les pelouses des stades de Marseille, Lille et Nice juste avant l’Euro ? Pas sûr. Car si ces trois villes occupaient respectivement les treizième, quinzième et seizième places du classement des pelouses de la LFP, elles étaient de bonne qualité en fin de saison. Quel est le problème, alors ?

« Via une société autrichienne, on a fait mettre un plaquage en provenance de Slovaquie pas adapté au substrat déjà en place, répond Jean-Marc Lecourt. La mayonnaise n’a pas pris, notamment à Lille où le gazon était en état de décomposition avancée. »

Les pelouses hybrides résistent mieux à la météo

Si la Société française des gazons reproche à l’UEFA de vouloir se dédouaner et met en cause le consultant mandaté par l’instance européenne, l’Irlandais Richard Hayden, l’UEFA n’est pas seule responsable. Selon Bertrand Picard, fondateur de la société Natural Grass qui gère les pelouses de Toulouse, Bordeaux, Saint-Etienne et Lyon (toutes en bon état), les pelouses dîtes traditionnelles (notamment à Lille et Marseille) souffrent des très mauvaises conditions météorologiques en mai et en juin.

« Une pelouse traditionnelle comme à Lille ou Marseille, c’est un gazon naturel qui est ancré dans de la terre, explique-t-il. La terre, lorsqu’elle est mouillée notamment, se transforme en boue. Le gazon n’est plus tenu, on a des escalopes qui s’envolent. Alors que les pelouses hybrides, comme celle de Lyon par exemple, sont des pelouses renforcées avec des fibres synthétiques. »

Ça tombe bien, c’est au Parc OL qu’ont rendez-vous les Bleus dimanche en 8es de finale…

AB & AS

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