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Foot : Montpellier passe à la pelouse hybride

 

Est-ce le gazon miracle ? La Mosson refait sa pelouse cet été. Et la Métropole a choisi un système révolutionnaire.

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“ON ESPÈRE QUE, CETTE FOIS, ELLE VA DURER.”

Après trois changements de pelouse en quatre ans, la Métropole pense avoir trouvé la solution miracle pour la Mosson. Comme huit autres clubs pro (voir infographie), le MHSC choisit pour la saison prochaine une pelouse hybride. Le concept: “Une herbe naturelle installée sur un substrat de synthèse”, détaille Maxime Giraud, de Parc et sports, spécialiste de la gestion de pelouses sportives. Au lieu de s’enraciner dans un mélange terre-sable, l’herbe s’accroche sur une terre artificielle, mélange de particules de liège et de microfibres ultrasolides.

“Suite aux intempéries, on a placé un gazon temporaire, mais il faut tout refaire”, explique Christian Fina, directeur des services de la Métropole.

Selon nos informations, le système français AirFibr devrait être choisi, pour un montant avoisinant les 1,2 million d’euros (20% à 25% de plus qu’un terrain classique).

Lombrics.

À quoi ressemble une pelouse hybride? “C’est de l’herbe verte, comme sur n’importe quel terrain”, sourit Maxime Giraud. C’est en dessous que tout se joue. “C’est une révolution”, s’enthousiasme Jean- Marc Furlan, coach de Troyes, pionnier de l’hybride il y a deux ans. Le coach, très attentif aux questions de terrain, a convaincu l’Agglo de Troyes d’investir dans ce type de gazon.

Deux saisons plus tard, le pari est gagné: Troyes est leader de Ligue 2! “Le plus important, c’est qu’on n’a plus de lombrics ! Ils ravagent tous les stades, en France.” Dans un secteur humide, à proximité de la Seine, le coach apprécie l’évacuation de l’eau. “Nos adversaires sont impressionnés : quand il tombe des trombes d’eau, la pelouse reste impeccable, sans flaques!” Le staff médical troyen note également “une baisse sensible du nombre de blessés”. Le liège, à mémoire de forme, permettrait ainsi d’amortir les chocs violents.

Vélodrome.

Autre avantage : les fibres permettent d’empêcher les “escalopes”, ces morceaux de pelouse qui s’arrachent pendant les matchs. “Le Stade vélodrome a subi un test grandeur nature, explique la société Arema, gérante du stade marseillais. En une semaine, le terrain a accueilli “Toulon-Toulouse, match de rugby très engagé, et OMPSG, le match de foot de l’année”.

Résultat : un terrain impeccable dans les deux cas, alors qu’une pelouse classique met un mois à se remettre d’un match de rugby. À Metz, on est aussi convaincu. “On a moins de soucis articulaires, car le terrain est très souple, confirme Jean- François Girard, stadium manager. Le jeu peut être plus précis, le ballon répond bien, même en cas de pluie.”

 Gwenaël Cadoret

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