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Le Stade de l’Aube ne craint plus l’hiver

Malgré le déluge qui s’est abattu vendredi sur Troyes, le match de Ligue 2 Estac-CA Bastia est allé à son terme. La pelouse révolutionnaire implantée cet été a passé le test avec mention.

C’est plus que bluffant ! » Éric Robin, régisseur du Stade de l’Aube, n’en revient toujours pas. Il est presque tombé 40 mm d’eau en deux heures, et la pelouse n’a pas bougé. Incroyable ! » Que le match Estac-Bastia soit allé à son terme vendredi, relève du miracle. Tandis que l’équipe troyenne marchait sur l’eau, que les Corses se noyaient, la pelouse auboise, conçue cet été sur un principe unique en France, a tenu le choc. À côté, le terrain d’entraînement annexe était, lui, complètement inondé.

Après ce premier test grandeur nature, le Grand Troyes, qui a investi 900 000 € dans ce concept nouvelle génération, est conforté dans son choix. « Avant de nous lancer, on voulait que le système retenu soit le mieux adapté à notre problématique, analyse Bertrand Yot, chef de service des espaces paysagers et du Stade de l’Aube. Le terrain était gras en permanence, traumatogène pour les joueurs et mal drainé. » C’est tout le système qui a été revu. Un chantier gigantesque. « On a tout décaissé de 40 centimètres en profondeur, détaille-t-il. Du côté de la Seine, il a fallu creuser dix centimètres supplémentaires. Le sol était très argileux. » Une épaisse couche de cailloux fait désormais office de « réservoir », ce qui permet au substrat d’être bien drainé en continu. Pendant 90 minutes, aucune flaque d’eau n’est apparue, et en fin de rencontre, pas la moindre « escalope » en vue. « Avec l’ancienne pelouse, un match comme celui-ci l’aurait flinguée pour tout l’hiver », relevait l’entraîneur troyen Jean-Marc Furlan. « En général, la durée de vie d’une pelouse est de quatre-cinq ans, et la surface laisse parfois à désirer. Maintenant, la pelouse devrait être régénérée moins souvent » anticipe Bertrand Yot.

« Le retour des joueurs est très bon, note Aurélien Gauthier, kiné du club. La qualité de cette pelouse favorise nos petits gabarits. Elle est très souple et, d’un point de vue médical, devrait permettre de limiter les lésions tendineuses. » Reste encore à passer l’épreuve du gel pour valider le concept. Un nouvel examen que Bertrand Yot attend sereinement : « On va devoir apprendre à régler le système de chauffage. Mais logiquement, la neige ne doit pas tenir en surface. On ne posera pas de bâche, juste une toile de corsage pour éviter une déperdition de chaleur excessive. » Qu’il pleuve à seaux, qu’il neige en abondance, le Stade de l’Aube est paré pour l’hiver.

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