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Quatre raisons d’aimer déjà le futur stade de Bordeaux

Livrable en avril prochain et nouvel écrin des Girondins à partir de 2015-2016, le futur stade de Bordeaux (42 000 places, 187 ME), seule enceinte de la façade Ouest qualifiée pour l’Euro 2016, a ouvert son chantier cette semaine à L’Equipe.fr. Impressions.

Le nouveau stade de Bordeaux, posé entre lac et parc floral. (D.R)

Le nouveau stade de Bordeaux, posé entre lac et parc floral. (D.R)

1. Spectacle : comme plonger dans un « bol »

Une contrainte peut se muer en atout. Pour le nicher dans l’espace disponible, dans le quartier du Lac, au nord de Bordeaux, les architectes Herzog et De Meuron, les concepteurs suisses de l’Allianz Arena du Bayern Munich et du « Nid d’oiseau » de Pékin, ont dessiné un stade très compact, dont les tribunes supérieures accusent l’inclinaison maximale autorisée (35°). La vue sur la pelouse depuis chacun des sièges – ils seront blanc, gris et gris béton – sera optimale voire vertigineuse.

Les deux niveaux de tribunes sont séparés par une coursive ajourée. (D.R)

Les deux niveaux de tribunes sont séparés par une coursive ajourée. (D.R)

2. Look : un stade aérien et aéré

Rectangulaire, à rebours de la mode des ovales, le stade est ceint de 660 fines colonnes d’alu blanc, certaines porteuses, d’autres dédiées au cablâge ou à l’évacuation des eaux, qui donnent à la charpente métallique une impression de grande légèreté malgré son poids énorme, équivalent à deux Tour Eiffel.

Au-dessus des vestiaires et de la salle de presse (niveau 0), des salons (1) et des loges (2), une coursive serpente tout autour du stade et commande l’accès aux buvettes et aux boutiques. Atypique : cette « promenade » s’ouvre sur l’extérieur du stade, et si le regard ne plonge pas sur le parc floral attenant et le parvis où se dressera le village des animations, il découvre librement le (beau) ciel bordelais. Prévoir une petite laine : le jour de notre visite, il y avait quelques courants d’air !

Le serpentin de la coursive (en blanc) encercle tout le stade. (D.R)

Le serpentin de la coursive (en blanc) encercle tout le stade. (D.R)

3. Innovation : pelouse multifonctionnelle

La société Stade Bordeaux Atlantique (Vinci-Fayat), en charge, dans le cadre du partenariat public privé (« PPP ») noué avec la ville, de la constrution et de l’exploitation commerciale du stade pendant 30 ans, communiquera prochainement sur la pelouse, élément central d’une enceinte qui accueillera aussi du rugby et des concerts (une partie des tribunes basses sont amovibles). Comme nous vous l’annoncions, il s’agira d’une pelouse hybride de dernière génération, testée à Troyes et en cours de pose cet été au Vélodrome et à Geoffroy-Guichard. La partie gazon naturel du dispositif sera fournie par Sitoflor, l’entreprise girondine qui équipe, entre autres références, le Camp Nou du FC Barcelone.

Une fois le bâti achevé (février 2015), viendra la pose de la pelouse. (D.R)

Une fois le bâti achevé (février 2015), viendra la pose de la pelouse. (D.R)

4. Facture : «Bordeaux-la-raisonnable»

De taille moyenne pour des raisons de place, de coût et de rentabilité, le « Nouveau stade de Bordeaux » (en attente de « naming ») se veut «raisonnable». Au point de s’être qualifié pour l’Euro (4 matches de poule et un quart de finale), malgré des surfaces parfois un peu en-deça des exigences du cahier des charges de l’UEFA, comme la salle de presse, située, comme les vestiaires, au niveau de la pelouse.

42 000 spectateurs, contre 33 000 à Chaban-Delmas : les Girondins ont bâti leur « business model » sur une progression de la fréquentation en proportion (25 000 spectateurs en moyenne par match contre 19 000), une augmentation du billet moyen («contenue à 10-15%»), 10% de loges et « business seats » pour assurer «jusqu’à 45% des recettes « jour de match »» et des séminaires entreprises. Le club, propriété de M6, versera à la ville un loyer annuel de 3,85 ME (contre 200 à 300 000 euros actuellement à Chaban-Delmas – pourcentage sur la billetterie).

Jean LE BAIL @JLBfootball

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