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Ligue 1 : quand Troyes rivalise avec le PSG

Dernier de Ligue 1, Troyes accueille le leader parisien ce dimanche (14h) au stade de l’Aube. Si un monde sépare les deux équipes sur le plan économique et sportif, l’ESTAC talonne le PSG dans un championnat : celui des pelouses. Au point de susciter l’intérêt d’Arsenal.

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Avant de recevoir le PSG, ce dimanche (14h, 30e journée de Ligue 1), Troyes n’a toujours pas remporté le moindre succès à domicile. Pourtant, dans une saison bien moribonde, tout n’est pas à jeter. À commencer par la pelouse du stade de l’Aube, qui selon le classement actuel de la LFP, est la meilleure de France juste derrière celle… du PSG.

Une réussite pour la communauté d’agglomération du Grand Troyes, propriétaire des infrastructures, mais aussi pour le club, qui a régulièrement son mot à dire.

« En 2013, nous devions refaire la pelouse, explique Bertrand Yot, chef du service paysager Grand Troyes. Nous nous sommes alors tournés vers un gazon hybride. Le club s’est associé à la réflexion, nous avons vraiment travaillé main dans la main. »

Et pour défendre le projet, la communauté d’agglomération peut s’appuyer sur l’entraîneur de l’époque, Jean-Marc Furlan.

« C’était un avantage de travailler avec lui car c’est un adepte du beau jeu, poursuit le responsable du stade de l’Aube. Il considérait le terrain comme un outil de travail. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde. »

La technologie Airfibr

En tenant compte de l’avis de l’ancien coach de l’ESTAC, le Grand Troyes se tourne vers la technologie Airfibr, développée par la start-up française Natural Grass. Une première en Ligue 1. Par la suite, l’entreprise équipera notamment les stades de Marseille, Montpellier ou encore le Parc OL avec cette pelouse révolutionnaire.

« Nous posons un gazon naturel sur un substrat de sable fin, de fibres synthétiques et de granules de liège », détaille Augustin Rochmann, directeur du business development chez Natural Grass. Avec ce système, la pelouse est plus résistante mais aussi plus souple. Ce qui permet notamment de réduire les risques de blessure. »

Arsenal sous le charme

De quoi susciter l’intérêt des plus grands européens, qui se pressent au stade de l’Aube pour admirer le billard troyen. Lors d’une visite fin février, le responsable du centre d’entrainement d’Arsenal, Steve Braddock, a par exemple commandé une pelouse équivalente à celle de Troyes. Elle sera installée sur l’un des terrains d’entraînement du club londonien. (…)

Le jardinier, « un pilote de F1 »

À l’inverse et grâce à un stade très ouvert, la pelouse de Troyes bénéficie d’une grande luminosité naturelle. Elle est également chauffée, pour répondre à des températures hivernales parfois glaciales dans la région. Sans oublier le travail d’Eric Robin, le chef jardinier.

« Un pilote de Formule 1, selon le chef du service paysager Grand Troyes. Il invente, il sent les choses et surtout il n’est pas plein de certitudes comme certains. Il est à l’écoute et sait s’adapter. »

Bertrand Yot attend désormais « avec impatience l’avis des Parisiens ». Et notamment de Jonathan Calderwood, le manager de terrain du Parc des Princes, considéré comme l’un des meilleurs jardiniers du monde.

Lire l’article sur rmcsport.bfmtv.com ICI

Loïc Lefort

 

 

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