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Natural Grass et Vinci, un ticket gagnant

Face au « Goliath » Vinci et ses 185 000 collaborateurs dans 100 pays, le « David » Natural Grass – et ses 20 salariés – ne pesait pas lourd. Pourtant, le géant mondial des métiers des concessions et la start-up inventeur d’un gazon magique ultrarésistant coopèrent depuis huit mois. La technologie de pelouses hybrides brevetée par Natural Grass consiste à faire pousser du gazon naturel sur un sol de synthèse.

« Cela permet d’augmenter la fréquentation des stades, en alternant matchs de foot et de rugby, sans abîmer les pelouses, tout en réduisant les risques de blessures des joueurs » , explique son fondateur, Bertrand Picard.

Elle équipe déjà de grands stades, comme ceux de Bordeaux, Lyon, Marseille ou encore… d’Arsenal.

Mis en relation par le fonds d’investissement Raise avec Vinci, Bertrand Picard est suivi depuis huit mois par Alexandra Boutelier, directrice générale du Stade de France. Pas question ici de participation financière, ni même de relation commerciale. Mais quatre heures de discussion à bâtons rompus chaque mois et la possibilité de se joindre par téléphone à tout moment.

Betrand Picard, fondateur de Natural Grass. DR

Betrand Picard, fondateur de Natural Grass. DR

 « L’idée de départ était d’apporter à Bertrand du coaching, une démarche d’encadrement, un apport d’expérience, même si nous avons depuis discuté de plusieurs sujets opérationnels qui pourraient aboutir, explique la coach VIP. J’avais tout intérêt à rencontrer cet acteur important des pelouses en France, qui a déposé un brevet très innovant. » En tant que manager de grand groupe, « cela permet aussi de se rappeler le genre de comportements qu’on doit avoir quand on est un entrepreneur. Cela stimule l’imagination, oblige à réagir vite, à innover » , poursuit-elle.

Penser à l’international

Être conseillé par un dirigeant expérimenté, sorti de sa solitude, challengé avec bienveillance s’est révélé précieux pour le jeune entrepreneur.

« C’est une sorte de maiëutique. J’ai obtenu un éclairage sur des points que j’aurais mis du temps à comprendre, trouver des réponses à mes questions», avoue Bertrand Picard.

Alexandra Boutelier l’a aussi aidé à faire évoluer son équipe, recruter les bonnes personnes et faire mieux travailler les gens ensemble. Elle l’a aussi poussé à penser à l’international et lui a apporté l’expérience de Vinci sur les stratégies à adopter face aux différences culturelles.

Tout cela n’était pas gagné. Natural Grass avait déjà tenté de travailler avec des groupes du CAC 40.

« Ça s’était mal passé, ils avaient tenté de faire du pillage de propriété intellectuelle. Là, grâce au tiers de confiance qu’est Raise, la relation est très cadrée et très enrichissante», conclut Bertrand Picard.

M.-C. R.

Le Figaro – 14 mars 2016

NG - Figaro du 14 mars page 25

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