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La Normandie s’offre un Wimbledon… en version française et démocratique

Sur 6 hectares, un nouveau complexe privé de 14 courts vient d’ouvrir à Deauville. Accessibles à tous les joueurs, les terrains en gazon naturel sont inspirés du grand modèle anglais.

Le complexe deauvillais, unique en son genre, a ouvert ses courts de gazon tout neufs au public au début du mois. - Photo DR

Le complexe deauvillais, unique en son genre, a ouvert ses courts de gazon tout neufs au public au début du mois. – Photo DR

Le tournoi de Wimbledon qui débute ces jours-ci peut toujours s’enorgueillir d’avoir les plus beaux courts en gazon du monde. Mais la France n’est plus en reste. A Deauville (Calvados), un nouveau complexe, le Lawn Tennis Club Deauville-Normandie (LTCDN), a ouvert ses portes au début du mois, proposant 14 courts aux joueurs de tennis. Edouard Roger-Vasselin a même déjà inscrit son nom au palmarès du premier tournoi d’exhibition inaugural, en battant Jérémy Chardy, la tête d’affiche, classé 33e joueur mondial.

Unique en France et même unique en Europe, si l’on considère qu’il est ouvert à tous les pratiquants et non à ses seuls membres, le nouveau Wimbledon français se veut digne de ses modèles anglais, le tournoi londonien en tête.

« Nous avons rencontré ses dirigeants, qui nous ont aussitôt apporté une aide morale et technique. Pour que le club voit le jour et plaise aux joueurs, il fallait pour cela que nos installations soient irréprochables », explique Grégory Brussot, l’un des deux dirigeants du LTCDN.

Aide des collectivités

Pendant tout le montage du projet, lancé dès 2007, les visites sur différents terrains en Angleterre ont été nombreuses. L’idée des fondateurs, Grégory Brussot et Martin Besançon, deux amis d’enfance nés en Normandie, passionnés de tennis, et notamment de jeu sur gazon, était de pallier un manque en France, où, sur plus de 30.000 courts de tennis existants, seule une poignée sont en gazon naturel. Et souvent dans des lieux inaccessibles au public, comme l’ambassade de Grande-Bretagne à Paris…

D’un budget de 4,5 millions d’euros, le projet, aidé pour un tiers par les collectivités locales et régionales, propose ses courts sur une superficie de 6 hectares à l’entrée de Deauville.

« Pour nous, le soutien à ce nouveau club présentait aussi des raisons stratégiques. Il peut et doit devenir demain une destination touristique, comme l’est déjà le golf par exemple », commente Philippe Augier, maire de Deauville.

Stages de haut niveau

Techniquement, 5 courts sont à base d’argile, la technique classique, et 9 en substrat fibré, une technique mise au point par Natural Grass, une PME parisienne.

« Véritable rupture technologique, cette dernière méthode est à base de sable, de liège et de fibre synthétique. Elle est en plein essor, y compris dans les autres sports sur herbe », souligne Martin Besançon, assisté de ses deux jardiniers.

En plus des terrains, un club-house de plus de 600 mètres carrés(restauration, bar et salles de réunion), ouvert toute l’année, est destiné aux entreprises.

« 50 % de notre modèle économique repose sur cette partie réception. Déjà, 23 entreprises sont partenaires du club », se félicite Grégory Brussot.

Avec son million de licenciés, la Fédération française de tennis (FFT) voit d’un bon oeil ces nouvelles installations. Inauguré en présence de son président, Jean Gachassin, le complexe deauvillais a déjà signé une convention de partenariat avec la Ligue de tennis de Normandie et la FFT. Des stages de haut niveau y seront organisés par la DTN (direction technique nationale) de la Fédération et le pôle espoir de Normandie afin de préparer les meilleurs jeunes français au tennis sur gazon naturel.

La nouvelle de l’ouverture du centre a déjà fait le tour du microcosme professionnel. Conçu pour répondre au cahier des charges de la FFT et de l’ITF (la fédération internationale) pour de futurs tournois, les courts sont susceptibles de recevoir une rencontre de Coupe Davis et de Fed Cup, discret espoir des deux dirigeants. Les installations sont ainsi en mesure d’accueillir jusqu’à 5.000 spectateurs.

Philippe Legueltel

Lire l’article sur Les Echos.fr ICI

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