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Paris 2024 : 4 pistes pour des JO plus écolo

Jeudi 16 mars 2017 s’est déroulée, à Paris, la troisième édition du « Hacking de l’Hôtel de Ville ».

Pour l’occasion, plus d’un millier de start-up, investisseurs et grands groupes ont investi les lieux pour réfléchir aux problématiques de la ville de demain. Au coeur des discussions : les enjeux liés à l’organisation de grands évènements sportifs, et en particulier l’impact environnemental des futurs Jeux Olympiques, dont l’édition 2024 pourrait être organisée dans la capitale française. Coup de projecteur sur quatre réformes envisagées pour rendre les JO du futur vraiment plus green.

Paris 2024

1) Une pelouse qui résiste à la pluie

Pendant l’édition 2016 du championnat d’Europe de football, la pluie a parfois rendu la tâche difficile aux organisateurs. Pour résister à de trop fortes précipitations, l’entreprise Natural Grass a développé un substrat de pelouse fabriqué à partir de la technologie AirFibr, c’est-à-dire à partir de matériaux recyclés capables de récupérer et retenir l’eau pour la réutiliser dans un second temps. 40% des stades du dernier Euro de foot étaient déjà équipés de cette technologie, dont l’usage est appelé à se généraliser au cours des prochains mois.

AirFibr Paris 2014 Euro 2016

40% des stades de l’Euro de foot 2016 étaient équipés de la technologie AirFibr (Crédit : Natural Grass)

2) Une charte pour des événements écoresponsables

« Paris est, à ma connaissance, la première ville qui a élaboré une charte pour les événements écoresponsables et qui demande aux organisateurs d’événements sur le territoire parisien de s’engager sur l’atténuation de l’impact sur le climat »,

explique Béatrice Eastham, fondatrice du cabinet de conseil en développement durable Green Evénements. Le comité de candidature aux Jeux Olympiques « Paris 2024 » entend notamment s’aligner sur les objectifs fixés dans le cadre de l’accord mondial signé en décembre 2015, à l’issue de la COP21. Le projet parisien prévoit notamment que la majorité des athlètes loge à moins de trente minutes du site de la compétition. L’énergie consommée durant les Jeux serait d’origine 100 % renouvelable, et la construction du village olympique aurait un impact environnemental minimal. Des objectifs fixés en partenariat avec l’ONG WWF France.

Paris 2024

Le projet du Village olympique de Paris 2024. (Crédit : Paris 2024)

3) Tout le monde en RER

Autre objectif ambitieux de la candidature parisienne aux Jeux : que 100 % des spectateurs se déplacent en transports en commun ou partagés (covoiturage notamment) pour rejoindre les sites où se dérouleront les épreuves. Un objectif raisonnable puisque 75 % des participants à la COP 21 empruntaient déjà les transports en commun pour se rendre sur le site du Bourget, qui accueillait l’évènement en décembre 2015.

« Des délégations de diplomates du monde entier ont pris le RER B ! », s’enthousiasme Béatrice Eastham, qui appelle à « embêter les organisateurs sur la façon dont ils comptent éviter les émissions de gaz à effet de serre plutôt que sur les mécanismes de compensation qu’ils souhaitent mettre en place. »

4) Un bracelet connecté pour inciter aux bons gestes écolo

Le port d’un objet connecté par les spectateurs est une autre piste envisagée pour contribuer à rendre les jeux plus green. Le port d’un bracelet connecté, par exemple, pourrait permettre de comptabiliser des points, à condition d’effectuer certains gestes écologiques (prendre le vélo ou les transports en commun, loger dans un hôtel écologiquement responsable, choisir un menu végétarien, etc.). Ces points pourraient ensuite être reversés à une association ou échangés contre un cadeau. Jérôme Lachaze, responsable développement durable du comité Paris 2024, imagine même organiser une sorte de compétition parallèle, permettant de désigner la nation la plus responsable écologiquement à partir des données produites par ces spectateurs connectés.

Louise Hermant

Lire l’article sur Ubsek & Rica ICI

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